Sharing a drink is one of the easiest ways to connect with people… and one of the easiest ways to feel awkward if you don’t know what to do when everyone suddenly raises their glass and stares at you.
I’ve been there. First fois à Berlin, je lève mon verre, je bois directement, toute fière… et je réalise que tout le monde me fixe encore. Pourquoi ? Parce que j’ai oublié l’étape cruciale : regarder les gens dans les yeux pendant le « Prost ». Depuis, je me suis juré de ne plus jamais sous-estimer les codes du toast.
Dans cet article, on va faire le tour des règles de base du toast, plus un tour du monde express des petites particularités culturelles. Objectif : que tu saches toujours comment lever ton verre avec assurance, que ce soit à un mariage, un apéro entre amis ou un voyage à l’étranger.
Why toasts matter more than the drink itself
Un bon toast, ce n’est pas seulement « cheers » avant d’avaler son cocktail. C’est un mini-rituel social. Il dit : « On est ensemble, on partage ce moment. »
Et dans pas mal de pays, ce rituel est pris très au sérieux. Mal s’y prendre ne va pas ruiner ta soirée, mais :
- Tu peux paraître froid·e si tu bois sans attendre le toast.
- Tu peux sembler impoli·e si tu ne participes pas (ou si tu exagères trop).
- Tu peux mettre mal à l’aise un hôte en faisant une blague qui ne passe pas dans sa culture.
La bonne nouvelle : avec quelques réflexes simples, tu paraîtras toujours à l’aise, même si tu ne maîtrises pas toutes les traditions locales.
Universal basics: how to raise your glass gracefully anywhere
Que tu sois à Montréal, Madrid ou Tokyo, ces règles fonctionnent à peu près partout :
- Attends avant de boire. Si quelqu’un est sur le point de porter un toast, garde ton verre intact jusqu’à ce que le rituel soit terminé.
- Tiens ton verre par le pied ou la tige (pour le vin/champagne). Plus élégant, et ça évite de réchauffer le contenu.
- Regarde quelqu’un dans les yeux. Tu n’as pas besoin de scanner toute la table, mais établis un vrai contact visuel avec au moins une ou deux personnes proches de toi.
- Ne cogne pas comme un forcené. Effleurer les verres ou simplement les lever suffit. Surtout avec des flûtes fragiles ou des verres fins.
- Bois une petite gorgée (pas obligatoire de finir le verre). L’idée, c’est de marquer le moment, pas de lancer un concours.
- Si tu ne bois pas d’alcool, garde quand même un verre en main. Mocktail, eau, soda… l’important est de participer au geste.
À partir de là, on peut entrer dans le vif du sujet : ce qui change selon les pays.
France: “À la tienne” and eye contact rules
En France, on n’est pas les plus cérémonieux du monde, mais on a nos petites manies :
- On trinque souvent et beaucoup. Nouvel apéro = nouveau toast potentiel.
- On regarde dans les yeux. Très important, surtout en petit comité. Ne pas le faire peut être perçu comme un manque de sincérité (ou de confiance).
- Pas de croisement de verres. À table, on essaie de ne pas tendre le bras au-dessus des verres des autres, question de superstition et de praticité.
- On dit : « Santé », « À la tienne », « À la vôtre », « Tchin », ou pour un grand moment, « À nous » ou « À cette belle soirée ».
Astuce pratique : si tu es l’hôte, propose un toast simple au début : « Merci à tous d’être là, à cette soirée. Santé ! » Pas besoin de discours de mariage à chaque apéro.
Italy and Spain: warm, casual, and loud
En Italie et en Espagne, le toast est souvent chaleureux, spontané, et assez bruyant.
En Italie :
- Le mot-clé : « Cin cin » (emprunté au japonais, d’ailleurs).
- On cogne les verres sans trop de formalité, surtout en famille ou entre amis.
- On lève souvent le verre pour célébrer de la nourriture, un moment, une personne : « Alla salute! », « Alla famiglia! ».
En Espagne :
- On dit souvent « ¡Salud! » ou « ¡Chin chin! ».
- On trinquera probablement plusieurs fois dans la soirée, pas seulement au début.
- L’ambiance est détendue : tu peux lever ton verre de loin sans nécessairement toucher celui de tout le monde si vous êtes nombreux.
Dans les deux pays, ce qui compte surtout, c’est l’énergie positive. Si ton verre est levé, ton sourire sincère et ton « salud » est audible, tu es dans le ton.
Germany and Central Europe: respect the ritual
En Allemagne, en Autriche et dans une bonne partie de l’Europe centrale, le toast est un peu plus codifié.
- On dit « Prost! » ou « Zum Wohl! ». « Prost » est plus informel et très courant.
- Contact visuel obligatoire. Tu regardes la personne dans les yeux au moment du tintement.
- On cogne avec tout le monde autour de soi. En petit groupe, tu vas probablement toucher chaque verre.
- Avec la bière, certains tapotent la table après avoir trinqué. Petit geste traditionnel dans certains cercles.
En Hongrie, par exemple, on évite depuis longtemps de cogner les verres de bière (histoire politique derrière), mais les choses se détendent. Si tu vois que les locaux le font, tu peux suivre. Sinon, lève simplement ton verre sans tintement pour rester prudent.
Scandinavia: singing your toast
Au Danemark, en Suède et en Norvège, surtout lors de grands dîners ou de repas officiels, tu peux te retrouver embarqué dans des chants de toast.
- En Suède, on crie souvent « Skål! » après une chanson de table, surtout avec de l’aquavit.
- On lève le verre, on regarde autour de soi, on boit une gorgée, puis on repose le verre en regardant à nouveau les autres (c’est très codé, surtout en milieu étudiant ou traditionnel).
- Chanter peut être fréquent, mais personne ne t’obligera à tout connaître par cœur. Suis le mouvement, souris, répète le refrain.
Si tu es invité chez des Scandinaves et qu’ils semblent très sérieux au moment du toast, ne t’inquiète pas : ils adorent aussi l’humour. Respecte simplement leur petit rituel.
UK, US, Canada: the speech toast
Dans les pays anglophones, le mot « toast » évoque tout de suite… un discours. Ça peut être un vrai moment à part, surtout lors des mariages, anniversaires, diners plus formels.
- Un toast commence souvent par un petit discours. Anecdotes, remerciements, petite blague, puis un « To… [la personne, le couple, l’équipe] ».
- Tout le monde se tait pendant le toast. Même si c’est long, on laisse parler la personne.
- À la fin du discours, on lève tous le verre et on répète : « To Sarah and John! », « Cheers! », « To our host! ».
Si tu es invité dans ce type de contexte, retiens surtout : ne bois pas avant la fin du toast, et ne parle pas par-dessus. Si on te demande d’improviser un toast, vise 30 à 60 secondes, pas plus, avec une idée claire.
Japan: hierarchy and both hands on the glass
Le Japon a une culture du toast très liée au respect et à la hiérarchie, surtout dans le contexte professionnel.
- On commence souvent avec « Kanpai! » (« santé »).
- Si tu es plus jeune ou “inférieur” hiérarchiquement, tu tiens ton verre plus bas. Ton bord de verre ne doit pas être au-dessus de celui de ton supérieur.
- Tiens ton verre à deux mains si tu es la personne la plus “basse” dans la hiérarchie. Une main sur le pied ou la base, l’autre sous le verre.
- On ne commence pas à boire avant le « Kanpai ». Tout le monde attend.
En pratique, si tu es étranger·e, les Japonais sont plutôt indulgents. Le geste le plus important : attendre le « Kanpai » avant de boire, lever ton verre, et t’inscrire clairement dans le moment commun.
China, Korea and East Asia: toasts as social glue
Dans une bonne partie de l’Asie de l’Est, les toasts se multiplient et ont une vraie fonction sociale : montrer ton respect, ta gratitude, cimenter les relations.
En Chine :
- Le mot clé : « Gān bēi » – littéralement « verre sec » (sous-entendu : vide-le).
- Tu n’es pas obligé de le finir à chaque fois si on sait que tu ne bois pas beaucoup, mais culturellement, « gān bēi » signifie souvent boire d’un trait.
- On peut se lever pour porter un toast à quelqu’un d’important, en plaçant son verre légèrement plus bas que le sien par respect.
En Corée du Sud :
- On commence souvent par « Geonbae » (l’équivalent de « santé »).
- Les plus jeunes tournent légèrement la tête sur le côté pour boire lorsqu’ils sont avec un aîné ou un supérieur, par respect.
- On ressert souvent le verre des autres, jamais le sien. Si quelqu’un te remplit le verre, tiens-le à deux mains.
Si tu voyages là-bas, tu peux adapter deux réflexes simples : ne te sers pas toi-même en premier et lève ton verre un peu plus bas que celui de ton hôte ou supérieur. Ça montre que tu respectes leurs codes.
Middle East and non-drinkers: toasting without alcohol
Dans certains pays du Moyen-Orient ou dans des contextes religieux, l’alcool est absent ou très limité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’esprit de toast.
- On peut lever un verre de thé, jus, eau, café pour marquer un moment.
- Les formules vont vers la paix, la santé, la bénédiction, la prospérité.
- Le geste-clé : participer même si tu ne bois pas d’alcool, en tenant ton verre et en marquant le moment.
Et ça, c’est quelque chose à garder en tête aussi quand tu reçois chez toi : pense à ceux qui ne boivent pas et prévois un joli mocktail ou une boisson sans alcool dans un verre aussi “noble” que les autres.
How to give a toast without making it awkward
Maintenant, parlons du moment où tu dois prendre la parole. Pas besoin d’être showman pour faire un bon toast. Voici une structure qui fonctionne dans 99 % des cas :
- 1. Appelle l’attention, brièvement. « If I could have your attention for a second… » ou « Before we start eating, I’d like to say a quick word… »
- 2. Dis ce que tu célèbres. Une personne, une occasion, un moment : « I’m so happy to have you all here tonight. »
- 3. Ajoute une anecdote ou un détail concret. Une phrase suffit : « When I first met Anne, she offered me a Negroni that was 80% gin… We’ve come a long way since then. »
- 4. Termine par une phrase courte + le toast. « So here’s to good friends, strong cocktails, and many nights like this. Cheers! »
Règles d’or :
- Pas de private jokes trop obscures qui excluent la moitié de la table.
- Évite les histoires embarrassantes si la personne ne serait pas à l’aise.
- Reste en dessous de 60–90 secondes, sauf mariage ou grand événement.
How to respond when you’re being toasted
Si quelqu’un porte un toast en ton honneur, tu n’as pas besoin de faire un contre-discours sur-le-champ. Quelques réflexes simples suffisent :
- Écoute en regardant la personne qui parle. Même si tu es timide, garde tes yeux vers elle.
- À la fin, lève ton verre avec les autres et bois une petite gorgée.
- Si la soirée est détendue, tu peux répondre en quelques mots. « Thank you, that means a lot. I’m really happy to have you all here tonight. Cheers! »
- Évite de minimiser ou de te dévaloriser. Un simple « Thank you » franc vaut mieux qu’un « Oh come on, it’s nothing ». Laisse les gens t’honorer un peu.
Hosting at home: set the tone from the first toast
Quand tu reçois, ton premier toast donne le ton de la soirée. Pas besoin d’être théâtral, mais sois intentionnel·le.
Quelques idées pratiques :
- Prépare une première tournée de verres remplis. Cocktails, vin, bulles, mocktails — chacun doit avoir quelque chose en main.
- Attends que tout le monde soit là ou presque. Un petit moment où tout le monde est debout, encore en train de se saluer, fonctionne très bien.
- Prends 20 secondes. « I’m really happy to have you here. Tonight is about good drinks, good food, and zero stress. So let’s start properly. Cheers! »
- Inclue les non-buveurs dès le début. N’annonce pas un toast “au champagne” si tout le monde n’en a pas. Parle de “glasses” ou de “drinks” en général.
Bonus mixologie : prépare un cocktail signature pour le toast (avec sa version sans alcool). Les invités adorent quand le moment est un peu ritualisé : même verre, même couleur, même garniture, même formule de toast.
Quick do’s and don’ts for toasting anywhere
- Do: Attendre que tout le monde ait un verre en main avant de lancer ton toast.
- Do: Adapter le volume et l’humour au contexte (famille vs. pro, dîner à 4 vs. réception à 80).
- Do: Observer ce que font les locaux quand tu es à l’étranger, et copier sobrement.
- Do: Garder ton toast court, clair et chaleureux.
- Do: Proposer une alternative sans alcool qui a l’air aussi soignée que les boissons alcoolisées.
- Don’t: Boire avant le toast dans les contextes formels (mariages, dîners d’entreprise, repas traditionnels).
- Don’t: Cogner les verres trop fort (surtout avec des flûtes fines ou des coupes anciennes).
- Don’t: Forcer quelqu’un à finir son verre. Insister lourdement met tout le monde mal à l’aise.
- Don’t: Raconter une histoire gênante sur la personne qu’on célèbre, surtout devant sa famille ou ses collègues.
- Don’t: Te noyer dans la performance. La sincérité bat toujours le show.
Lever son verre avec élégance, ce n’est pas une question de protocole rigide. C’est une façon de dire : « Je te vois, je t’apprécie, je suis content·e d’être là. » Que tu sois derrière un bar à shaker des cocktails ou invité à un mariage à l’autre bout du monde, ces quelques codes te permettront de naviguer les toasts sans stress — et de profiter vraiment du moment.
